Les
questions que
vous
avez posées
sur
Le
Secret des
brumes
Combien de
temps a duré la production de ton
livre?
8 mois. J'y ai travaillé
pendant 2 mois en 1996, puis 2 autres mois en 1997, puis,
finalement, encore 4 mois en 1998.
Pourquoi ton
roman n'a pas été publié avant l'an
2000?
C'est une longue histoire que je
vais essayer de faire courte.
Après avoir terminé
l'écriture du roman en 1998, j'ai fait parvenir
mon manuscrit au Prix Pierre Tisseyre. Les gagnants ont
été annoncés 5 mois plus tard et je
n'en faisais pas partie (snif! snif!).
Entre-temps, j'avais appris que
le Prix Littéraire de
l'Abitibi-Témiscamingue 1999, était
consacré au roman jeunesse. (Quel heureux hasard!)
J'ai donc décidé de participer à ce
concours et j'ai gagné!
(Yé!)
Ensuite, j'ai
expédié mon roman à 4
éditeurs. 3 d'entre eux ont souhaité le
publier. Mon choix s'est porté sur Les
Éditions Vents d'Ouest et « Le Secret
des brumes » est finalement paru en mars 2000,
4 ans après que j'en ai eu
l'idée.
Qu'est-ce qui
t'a poussé à écrire ce
roman?
J'ai essayé
d'écrire un livre qui aurait pu me plaire quand
j'étais ado. D'une certaine manière, Alfred
ressemble un peu au garçon que j'étais
à cet âge-là. Je l'ai aussi
écrit parce que j'ai une fille qui est
ado.
Est-ce que tu
as une raison particulière pour avoir choisi ces
personnages?
Comme j'écrivais un roman
pour ado, je voulais que le personnage principal soit un
ado.
Je voulais aussi mettre Alfred et
sa mère en confrontation et essayer de
démontrer comment les gens s'entêtent
parfois pour des niaiseries. Quand on arrive devant un
accident, la maladie ou la mort, la plupart des
différends n'ont plus aucune espèce
d'importance. Peut-être qu'il faudrait y penser
aussi, et surtout, quand les choses vont
bien.
Pourquoi as-tu
choisi « Le secret des brumes » comme
titre?
Mon titre de travail était
« L'île aux papillons ». En
cours d'écriture, j'ai trouvé
« Les miroirs de l'abîme ». Ces
2 titres sont devenus des titres de
chapitres.
Finalement, j'ai choisi
« Le Secret des brumes » parce que
toute l'histoire se déroule dans la brume et
qu'Alfred découvre plusieurs secrets sur son
passé et sur sa vie en
général.
Est-ce que le
nom de tes personnages a une signification
particulière?
Pas vraiment, à
l'exception d'un personnage secondaire,
propriétaire du garage Finlay Gaz
Bar.
Quand j'avais une douzaine
d'années, j'ai vu un camion citerne de la
compagnie pétrolière FINA dont tout
l'arrière avait été arraché
par une explosion. Du mot FINA, il ne restait plus que
les trois premières lettres : FIN
C'est à ça que j'ai
pensé pour l'annonce du garage et c'est pourquoi
j'ai choisi Finlay, un nom de famille dont les trois
premières lettres sont F-I-N.
Qu'est-ce que
la cuisinière et le curé font dans
l'histoire?
Le curé c'est le gardien
du passage entre la vie et la mort. Lui et sa
cuisinière existent dans l'entre-deux. Ils ne sont
plus vivants, mais pas tout à fait morts non plus.
Ce sont des personnages que mes lecteurs trouvent
particulièrement mystérieux.
Pourquoi y
a-t-il toujours de la brume dans
l'histoire?
La brume sert à
créer l'atmosphère que je souhaitais donner
au roman. Elle marque aussi le moment où les
personnages basculent dans une suite
d'événements étranges.
Est-ce que tu
crois à la vie après la
mort?
Je n'en sais rien. C'est au choix
de chacun d'y croire ou de ne pas y croire. Moi, j'essaie
simplement de rester curieux, de me poser des
questions.
Quand je trouve des
réponses à mes questions, je
préfère les considérer comme des
possibilités plutôt que des
vérités.
Va-t-il y
avoir une suite à ce livre?
En écrivant ce roman,
j'avais commencé à imaginer une suite.
Finalement, mon idée est tout simplement devenue
le tout dernier chapitre du roman. Mais, on ne sait
jamais...
D'autres questions?
Fais-moi les parvenir à :
mailto:mstd@cablevision.qc.ca
Je les ajouterai à celles
ci-dessus. À bientôt!