Sterne caspienne
Les 24 et 25 mai 2006, une sterne caspienne (Sterna caspia) a fait une halte au lac Osisko à Rouyn-Noranda. Au Québec, cette espèce forme une petite population sur la Côte-Nord. Il s'agit d'une espèce susceptible d'être désignée menacée ou vulnérable. (Photo : Michel Arseneault).
Passerin nonpareil Cygne trompette
Le 11 août 2005, Mme Sylvie Gagnon nous apprend qu'un passerin nonpareil (Passerina ciris) mâle avec le plumage un peu terne est observé depuis deux ou trois jours aux mangeoires de Pierre Ouellet à St-Félix-de-Dalquier. Il s'agirait de la deuxième mention pour l'Abitibi et de la neuvième pour le Québec. Il s'agit donc d'une espèce exceptionnelle qu'on retrouve habituellement dans le sud des États-Unis et au Mexique (Photo : Réal Gauthier).
Un cygne trompette (Cygnus buccinator) a passé le printemps, la saison estivale et l'automne 2005 dans la région de Rouyn-Noranda. Il a été observé aux lacs Osisko, Dufault, Noranda et Séguin, mais c'est au lac du Senateur qu'il a été vu plus régulièrement. Cette espèce niche dans l'ouest du continent, mais grâce à des programmes de réintroduction, elle niche aussi dans certaines régions plus à l'est dont les Grands-Lacs. Il s'agit d'une espèce exceptionnelle pour le Québec (Photo : Jean Lapointe).
Cardinal rouge Goéland argenté leucique
Les 19 et 20 juillet 2005, Mme Édith Hallé a observé un cardinal rouge (Cardinalis cardinalis) de sa fenêtre. Le cardinal rouge avait déjà été mentionné dans ce quartier. Espèce inusitée dans la région, le cardinal rouge fréquente habituellement les zones urbaines boisées du sud du Québec et des régions plus méridionales (Photo : Édith Hallé).
Le 30 juin 2005, un goéland argenté (Larus argentatus) leucique, c'est-à-dire avec une anomalie dans la coloration du plumage, a été aperçu au lac Témiscamingue. La confusion avec un goéland bourgmestre (Larus hyberboreus) est facile. Toutefois, ce dernier passe l'été dans l'arctique (Photo : Jean Lapointe).
Monsieur Jean-Denis Brisson de la Société de la faune et des parcs du Québec, Direction du développement de la faune, travaille sur la classification des espèces. Il est l'auteur de la première mention d'une Anax empereur (Anax guttatus) en Amérique du Nord. Cette libellule originaire d'Asie a été importée dans un arrivage de plantes aquatiques provenant de Singapour. Alors sous forme d'oeuf, elle a mis deux ans à compléter son cycle. Assez vorace, la larve avait un comportement de cannibalisme et s'attaquait aussi aux poissons rouges du bassin. Le développement de la larve a eu lieu en milieu artificiel, dans la région de Québec (Photo : Jean Lapointe).
Le 30 août 2004, Diane Major, au 661 Rg 7 à Authier-Nord en Abitibi, a remarqué un Colibri bizarre à ses mangeoires. En transmettant quelques photos, l'oiseau est identifié le lendemain par Pierre Bannon comme un Colibri roux (Selasphorus rufus) (Photo : Louis Imbeau).
Depuis quelques années, la fréquence des observations de pygargue à tête blanche semble en augmentation. Cependant, le statut de cette espèce est toujours précaire et il est important de protéger les nids de pygargue afin d'assurer un rétablissement plus rapide des effectifs. Les grands lacs de la région s'avèrent propices pour ces oiseaux. Tout renseignement concernant les nids peut être communiqué à Jean Lapointe au (819) 763-3333 poste 239 ou en envoyant un courriel au jean.lapointe@fapaq.gouv.qc.ca (Photo : Jean Lapointe).
Le tétras à queue fine semble plus abondant dans la région qu'on ne l'aurait cru. Cependant, l'écologie de l'espèce est peu documentée au Québec et bientôt, des ressources seront consacrées pour préciser sa distribution, ses habitudes et son abondance. Tout renseignement concernant sa distribution peut être communiqué à Jean Lapointe au (819) 763-3333 poste 239 ou en envoyant un courriel au jean.lapointe@fapaq.gouv.qc.ca (Photo : René Roy).
En janvier 2000, un renard arctique a été observé près de Lebel-sur-Quévillon. Cet animal vit surtout dans la toundra arctique, mais on peut le retrouver plus au sud, dans le secteur de la Baie James. Ce petit renard suit les ours blancs, les loups et les caribous dans leurs déplacements. Peu farouche, il est possiblement arrivé ici à l'insu d'un chasseur de caribou qui l'a amené dans son véhicule, l'animal ayant été attiré par la viande qui y était entreposée (Photo : Yves Ouellet).
Deux troglodytes de Caroline ont été aperçus à Kipawa pendant l'hiver 2003. L'un d'eux a été trouvé sans vie, n'ayant pu résister aux rigoureuses conditions de la fin de janvier. Espèce du sud-est des États-Unis, le troglodyte de Caroline ne niche que rarement au Québec où il a de la difficulté à s'installer. Il tente d'étendre son aire de répartition vers le nord mais sa sédentarité semble être un sérieux obstacle lorsqu'il est question d'échapper aux rigueurs de l'hiver (Photo : Webshots).
De novembre 2002 à janvier 2003, un arlequin plongeur a été mentionné à Amos, au pied des rapides de la rivière Harricana. Cette espèce est sur la Liste des espèces de la faune vertébrée menacées ou vulnérables susceptibles d'être ainsi désignées. Au Québec, ce canard marin niche au nord et à l'est et certains individus hivernent à l'occasion sur le Saint-Laurent. L'espèce hiverne principalement sur la côte est américaine (Photo : Webshots).
Rainette du genre Smilisca découverte dans un commerce de Val-d'Or. Cette rainette qui vit au Costa Rica, avait voyagé clandestinement accrochée à une plante tropicale (Photo : Jean Lapointe).